Bitstack Rendement repose sur un partenariat avec Spiko qui adosse la rémunération des euros déposés à un fonds monétaire géré par Amundi. Pour une application enregistrée PSAN puis agréée CASP MiCA depuis juin 2025, cette brique change la nature même de la proposition.
On ne parle plus d’un simple outil de DCA, mais d’un compte d’épargne hybride euro-bitcoin destiné aux profils patrimoniaux jeunes.
Bitstack Boost et fonds monétaire Amundi : mécanique du rendement euro
Ce montage permet à Bitstack de proposer une rémunération sur les euros sans détenir de licence bancaire.
Spiko joue le rôle de partenaire technologique. L’utilisateur dépose des euros sur l’application, ces euros sont orientés vers le fonds monétaire, et le rendement est redistribué quotidiennement. Le capital reste disponible, ce qui positionne le produit comme une alternative directe au Livret A pour les jeunes épargnants.
Nous observons que cette architecture séduit parce qu’elle supprime la friction habituelle : pas besoin d’ouvrir un compte-titres, pas de souscription séparée à un OPCVM. Tout se passe dans la même application qui gère déjà l’épargne bitcoin.

Carte Visa Bitstack et Stackback : le levier comportemental qui fidélise
Le lancement de la carte Visa en bêta depuis janvier 2026 repositionne Bitstack comme un hub financier quotidien. Les premiers utilisateurs (réservé aux 5 000 premiers inscrits sur liste d’attente) disposent d’un compte euro pour recevoir leurs revenus et payer leurs dépenses courantes.
Le mécanisme Stackback constitue le vrai différenciateur. Sur chaque paiement par carte, un pourcentage des dépenses est automatiquement converti en bitcoin. Le taux de Stackback passe à 1 % dès qu’un plan de savings récurrent est actif, avec des paliers progressifs liés au montant mensuel épargné.
Ce conditionnement crée une boucle d’incitation que nous trouvons particulièrement bien calibrée pour les 20-35 ans :
- Plus le montant du savings récurrent augmente, plus le cashback en bitcoin grimpe, ce qui motive l’augmentation de l’épargne programmée
- Les dépenses courantes génèrent mécaniquement de l’épargne sans effort de décision, via le round-up (arrondi à l’euro supérieur) combiné au Stackback
- Les bêta-testeurs ont bénéficié temporairement d’un Stackback doublé jusqu’à 2 % avant le 1er juillet 2026, ce qui a accéléré l’adoption initiale
Le résultat : Bitstack n’est plus une application de DCA bitcoin, c’est un compte courant avec programme de fidélité d’épargne intégré.
Agrément CASP MiCA et custody BitGo : cadre réglementaire du Bitstack Rendement
L’enregistrement PSAN obtenu en novembre 2022 a été complété par l’agrément CASP sous le règlement MiCA en juin 2025. Cette double couche réglementaire place Bitstack dans une position que la plupart des plateformes crypto françaises n’ont pas encore atteinte.
La custody des bitcoins est assurée par BitGo, un dépositaire institutionnel. Les euros, eux, transitent via le fonds Amundi par l’intermédiaire de Spiko. Cette séparation nette entre la garde des actifs numériques et la gestion de la poche euro rassure un profil épargnant qui compare avec son assurance vie ou son PEA.
Ce que l’agrément MiCA change concrètement
Un prestataire agréé CASP doit respecter des exigences de fonds propres, de gouvernance et de protection des avoirs clients plus strictes que le simple enregistrement PSAN. Pour un jeune épargnant qui hésite entre Bitstack, Binance ou Kraken, l’agrément MiCA constitue un filtre de confiance décisif sur le marché français.
Nous recommandons de vérifier systématiquement le statut réglementaire d’une plateforme avant d’y déposer des fonds. Le registre de l’AMF référence les prestataires agréés et enregistrés.

Frais dégressifs et DCA bitcoin : coût réel pour un épargnant régulier
La grille tarifaire de Bitstack fonctionne par paliers sur 30 jours glissants. La commission démarre à 1,49 % pour les volumes inférieurs à 250 euros et descend jusqu’à 0,49 % au-delà de 500 000 euros. Pour un jeune épargnant qui programme un DCA de quelques dizaines d’euros par semaine, le taux effectif reste dans la tranche haute.
Ce niveau de frais est cohérent avec le positionnement de la plateforme. Bitstack ne vise pas les traders actifs mais les épargnants qui automatisent leurs achats de bitcoin. L’absence de carnet d’ordres, d’altcoins et d’interface technique confirme ce choix.
- En dessous de 250 euros mensuels, la commission de 1,49 % reste supérieure à ce que proposent des acteurs comme Binance ou Kraken sur des ordres spot
- Le round-up génère des micro-achats dont le coût unitaire en frais est faible en valeur absolue, même si le pourcentage est élevé
- Le rendement Boost sur les euros compense partiellement les frais pour les utilisateurs qui laissent une poche euro active
L’arbitrage frais/simplicité penche en faveur de Bitstack pour les profils non techniques qui ne souhaitent pas gérer un exchange classique.
Profil type : pourquoi les jeunes épargnants choisissent Bitstack Rendement
Plus de 350 000 utilisateurs revendiqués en 2026, une levée de 5 millions d’euros fin 2024, et un positionnement mono-actif sur bitcoin : Bitstack attire une population qui veut épargner sans se confronter à la complexité des cryptomonnaies.
Le profil type est un épargnant de 20 à 35 ans, déjà bancarisé, qui cherche un complément à son Livret A. Le rendement Boost sur les euros et l’exposition progressive au bitcoin via le DCA et le Stackback créent une solution d’épargne mixte sans équivalent direct en France.
La limite structurelle reste l’absence totale d’autres actifs numériques au catalogue. Un épargnant qui souhaite diversifier vers d’autres cryptos devra utiliser une seconde plateforme. Bitstack assume ce choix : bitcoin uniquement, épargne automatisée, cadre réglementé.
Le positionnement de Bitstack Rendement en 2026 traduit une tendance de fond sur le marché français. Les jeunes épargnants ne cherchent pas une plateforme de trading. Ils veulent un produit d’épargne qui combine rendement euro, exposition bitcoin et conformité réglementaire dans une interface unique. La contrainte mono-actif, souvent présentée comme une faiblesse, fonctionne ici comme un garde-fou qui simplifie la décision d’investissement.

