Avant de vendre ou de rénover un logement, le contrôle électrique est une étape incontournable. Ce passage obligatoire permet de vérifier que l’installation respecte les règles de sécurité fixées par le Règlement général sur les installations électriques (RGIE). Une préparation soignée en amont facilite la visite du contrôleur, réduit les risques de remarque et évite un second passage payant. Voici comment bien préparer sa maison avant le contrôle électrique à Bruxelles.
Pourquoi préparer son installation avant le contrôle
Un contrôle électrique n’est pas un simple examen visuel. Le technicien mandaté vérifie les schémas, mesure la continuité de la terre, teste les disjoncteurs et inspecte chaque circuit. Si l’installation n’est pas prête, le rapport peut être défavorable et nécessiter des travaux correctifs.
Une bonne préparation permet donc :
- de gagner du temps le jour du contrôle ;
- d’éviter des remarques pour des défauts mineurs facilement corrigibles ;
- de présenter des documents complets ;
- et d’obtenir un certificat de conformité dès la première visite.
Les documents à préparer avant la visite
Le contrôleur ne peut pas délivrer un avis favorable sans les schémas obligatoires. Deux types de plans sont exigés par le RGIE :
- Le schéma unifilaire : il représente chaque circuit, les protections et les liaisons entre les composants (prises, interrupteurs, appareils).
- Le plan de position : il indique l’emplacement de chaque point électrique dans le logement.
Ces documents doivent être clairs, à jour et correspondre à l’installation réelle. Il est conseillé de les imprimer ou de les présenter sur papier, même s’ils ont été réalisés sur ordinateur.
Si les schémas sont manquants ou trop anciens, un électricien agréé peut les refaire avant le contrôle. Cette étape évite un refus pour cause de dossier incomplet, l’un des motifs les plus fréquents de non-conformité.
Vérifier le tableau électrique
Le tableau électrique est le cœur de l’installation. Avant le contrôle, il faut vérifier qu’il est propre, lisible et correctement étiqueté. Chaque disjoncteur doit indiquer la pièce ou le circuit qu’il protège. Le différentiel principal (300 mA) et celui dédié aux locaux humides (30 mA) doivent être bien identifiés.
Un tableau mal organisé ou sans indication claire complique la vérification des circuits. Si des fils sont mal serrés, oxydés ou sortis de leur bornier, il vaut mieux les faire resserrer par un professionnel avant la visite.
Un contrôle visuel simple permet déjà de repérer des anomalies comme :
- des disjoncteurs non adaptés au calibre des fils ;
- un différentiel manquant ;
- une absence d’étiquetage ;
- des raccordements bricolés.
Ces points sont souvent cités dans les rapports défavorables à Bruxelles.
Tester les prises et interrupteurs
Dans une habitation ancienne, certaines prises peuvent être endommagées ou mal reliées à la terre. Un testeur de prises, disponible en magasin de bricolage, permet de vérifier la polarité et la continuité de la terre.
Les interrupteurs, luminaires et points d’éclairage doivent être bien fixés et ne pas présenter de fils apparents. Les rallonges permanentes, multiprises ou dominos de fortune doivent être supprimés avant le contrôle.
Voici un petit tableau récapitulatif des vérifications de base :
| Éléments à contrôler | Points à vérifier avant la visite |
|---|---|
| Tableau électrique | Disjoncteurs, différentiels, étiquetage |
| Prises murales | Présence de terre, bon état, pas de jeu |
| Interrupteurs | Fixation, isolation correcte |
| Luminaires | Fils protégés, pas de raccordement temporaire |
| Câblage visible | Pas de fil dénudé ou détérioré |
| Cave, grenier, extérieur | Éclairage protégé, prises étanches |
Ce contrôle de routine permet d’éviter de nombreux commentaires dans le rapport final.
Vérifier la mise à la terre
La mise à la terre est l’un des points les plus importants. Elle protège les occupants en cas de défaut électrique et permet aux différentiels de fonctionner correctement.
Avant le contrôle, il faut s’assurer que :
- la tige de terre est accessible et en bon état ;
- le conducteur principal est bien raccordé au bornier du tableau ;
- la section du câble correspond aux exigences du RGIE (au moins 6 mm² cuivre pour un logement standard) ;
- les liaisons équipotentielles sont présentes dans la salle de bain, la cuisine et les pièces d’eau.
Une mise à la terre défectueuse ou inexistante entraîne systématiquement un rapport défavorable. En cas de doute, un électricien agréé pour la mise en conformité électrique à Bruxelles peut vérifier la continuité et la résistance de la terre avant la venue du contrôleur.
Sécuriser les zones sensibles
Certaines pièces demandent une attention particulière. Dans la salle de bain, les prises et interrupteurs doivent respecter les zones de sécurité : aucune prise ne doit se trouver à moins de 60 cm du bord de la baignoire ou de la douche.
Dans la cuisine, les appareils électroménagers doivent être branchés sur des circuits protégés, notamment pour le four, la plaque ou le lave-vaisselle.
À l’extérieur, toutes les prises doivent être étanches (IP44 minimum) et reliées à la terre. Le contrôleur vérifiera aussi que les luminaires de jardin ou de façade sont correctement protégés.
Préparer le logement pour la visite
Le jour du contrôle, la maison doit être facilement accessible. Le contrôleur doit pouvoir atteindre le tableau principal, les coffrets secondaires, les caves ou greniers où passent les câbles, ainsi que les prises et interrupteurs représentatifs des circuits.
Il est conseillé de :
- dégager l’espace devant le tableau et les coffrets électriques ;
- sortir les meubles ou objets qui bloquent l’accès à certaines prises ;
- préparer les clés des locaux techniques ou de la cave ;
- allumer les luminaires pour montrer leur fonctionnement.
Le professionnel effectuera différents tests : continuité de la terre, fonctionnement des différentiels, mesure d’isolement et vérification de la conformité des conducteurs. Si tout est bien accessible, la visite dure généralement entre 45 minutes et 1h30 selon la taille du logement.
Erreurs fréquentes à éviter
Certaines négligences entraînent souvent un rapport défavorable, alors qu’elles auraient pu être corrigées à temps. Les plus courantes sont :
- schémas manquants ou erronés ;
- absence d’étiquettes sur le tableau ;
- prises sans terre dans les pièces d’eau ;
- rallonges ou multiprises utilisées en permanence ;
- luminaires branchés directement sans boîte de dérivation ;
- conducteur de terre sectionné ou absent.
Il est donc utile de faire une pré-visite avec un électricien si l’installation date de plusieurs années. Le coût de cette vérification est largement compensé par le gain de temps et la tranquillité d’esprit obtenue lors du contrôle officiel.
Que faire après le contrôle
Si le rapport est favorable, un certificat de conformité est délivré et reste valable 25 ans pour une habitation existante. En cas de remarque ou de non-conformité, le propriétaire dispose d’un délai (généralement 12 à 18 mois) pour effectuer les travaux et présenter une installation corrigée.
Le rapport précise toujours les points exacts à corriger : absence de terre, différentiel manquant, section insuffisante, etc. Une fois les travaux terminés, un nouveau contrôle partiel valide la conformité.
Préparer sa maison : un geste de sécurité avant tout
Se préparer correctement au contrôle électrique, c’est avant tout garantir la sécurité des occupants. Une installation conforme limite les risques d’électrocution et d’incendie. C’est aussi une obligation légale lors d’une vente ou d’une rénovation.
Prendre le temps de vérifier chaque détail avant la visite évite les mauvaises surprises. Et si certaines vérifications dépassent vos compétences, faire appel à un professionnel agréé reste la solution la plus sûre.
Pour les habitations bruxelloises, il est possible de contacter un électricien spécialisé dans la mise en conformité électrique à Bruxelles, qui saura anticiper les remarques du contrôle et assurer un dossier complet.

